Sourate Az-Zumar · 39 : 18الَّذِينَ يَسْتَمِعُونَ الْقَوْلَ فَيَتَّبِعُونَ أَحْسَنَهُ ۚ أُولَٰئِكَ الَّذِينَ هَدَاهُمُ اللَّهُ ۖ وَأُولَٰئِكَ هُمْ أُولُو الْأَلْبَابِAlladhīna yastamiʿūna l-qawla fa-yattabiʿūna aḥsanah · ulāʾika lladhīna hadāhumu-llāh · wa-ulāʾika hum ulū l-albāb« Ceux qui écoutent la parole et suivent ce qu'elle a de meilleur — ceux-là sont ceux qu'Allah a guidés, et ceux-là sont les gens dotés du minimum d'intelligence. »


يَسْأَلُونَكَ عَنِ الْأَهِلَّةِ قُلْ هِيَ مَوَاقِيتُ لِلنَّاسِ وَالْحَجِّYas'alūnaka 'an-il-ahilla · qul hiya mawāqītu lin-nāsī wa-l-hajj« Ils t'interrogent sur les croissants de lune. Dis :Ce sont des indicateurs de temps pour les hommes et pour le Pèlerinage. »
إِنَّ عِدَّةَ الشُّهُورِ عِنْدَ اللَّهِ اثْنَا عَشَرَ شَهْرًا فِي كِتَابِ اللَّهِ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ مِنْهَا أَرْبَعَةٌ حُرُمٌ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُInna 'iddatat-shuhūri 'inda-llāhi ithnā 'ashara shahran fī kitābi-llāhi yawma khalaqa s-samāwāti wa-l-ard : minhā arba'atun ḥurum : dhālika d-dīnu l-qayyim« Le nombre des mois, auprès d'Allah, est de douze mois, inscrit dans le Livre d'Allah le jour où Il créa les cieux et la terre. Parmi eux, quatre sont sacrés. Tel est l'ordre droit. »
إِنَّمَا النَّسِيءُ زِيَادَةٌ فِي الْكُفْرِ يُضَلُّ بِهِ الَّذِينَ كَفَرُوا يُحِلُّونَهُ عَامًا وَيُحَرِّمُونَهُ عَامًا لِيُوَاطِئُوا عِدَّةَ مَا حَرَّمَ اللَّهُ فَيُحِلُّوا مَا حَرَّمَ اللَّهُInnamā n-nasī'u ziyādatun fi-l-kufri · yuḍallu bihi lladhīna kafarū · yuḥillūnahu 'āman wa yuḥarrimūnahu 'āman li-yuwāṭi'ū 'iddata mā ḥarrama-llāhu fa-yuḥillū mā ḥarrama-llāh« En vérité, le nasī' n'est qu'un surplus de mécréance, par lequel sont égarés ceux qui ont mécru :ils le déclarent licite une année et illicite une autre,afin de faire concorder le nombre de ce qu'Allah a déclaré sacré,et ainsi rendre licite ce qu'Allah a interdit. »
هُوَ الَّذِي جَعَلَ الشَّمْسَ ضِيَاءً وَالْقَمَرَ نُورًا وَقَدَّرَهُ مَنَازِلَ لِتَعْلَمُوا عَدَدَ السِّنِينَ وَالْحِسَابَHuwa lladhi ja'ala sh-shamsa diyā'an wa-l-qamara nūran wa-qaddarahu manāzila li-ta'lamū 'adada s-sinīna wa-l-ḥisāb« C'est Lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune une lumière, et Il lui a assigné des étapes,afin que vous connaissiez le nombre des années et le calcul. »
شَهْرُ رَمَضَانَ الَّذِي أُنْزِلَ فِيهِ الْقُرْآنُ هُدًى لِلنَّاسِShahru ramaḍāna lladhī unzila fīhi l-qur'ānu hudan lin-nās« Le mois de Ramaḍān est celui durant lequel le Coran a été révélé en guidée pour les humains. »
Le soleil fixe le cadre. La lune découpe les mois.
L'œil humain les observe. Le Coran les désigne tous deux.
La méthode Solstice-Lune unit ce que le Coran unit.
Sourate Al-Baqara · 2 : 189يَسْأَلُونَكَ عَنِ الْأَهِلَّةِ ۖ قُلْ هِيَ مَوَاقِيتُ لِلنَّاسِ وَالْحَجِّYasʾalūnaka ʿan il-ahillati · qul hiya mawāqītu lin-nāsi wa-l-ḥajj« Ils t'interrogent sur les croissants de lune. Dis : ce sont des indicateurs de temps pour les humains et pour le Pèlerinage. »Analyse : al-ahilla (pluriel de hilāl, racine هـ-ل-ل) désigne exclusivement les croissants lunaires visibles. mawāqīt (pluriel de mīqāt, racine و-ق-ت) signifie délimiteurs précis du temps. Le Coran répond à une question sur la lune par une fonction temporelle attribuée à la lune. Ce que le verset dit : la lune sert à mesurer le temps. Ce qu'il ne dit pas : que la lune est le seul instrument, ni que le soleil est exclu.
Sourate At-Tawba · 9 : 36إِنَّ عِدَّةَ الشُّهُورِ عِندَ اللَّهِ اثْنَا عَشَرَ شَهْرًا فِي كِتَابِ اللَّهِ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَInna ʿiddatat-shuhūri ʿinda-llāhi ithnā ʿashara shahran fī kitābi-llāhi yawma khalaqa s-samāwāti wa-l-arḍ« Le nombre des mois auprès d'Allah est de douze mois, inscrit dans le Livre d'Allahdepuis le jour où Il créa les cieux et la terre. »Analyse :ash-shuhūr (pluriel de shahr ش-هـ-ر) - le terme shahr est étymologiquement lié à la visibilité de la lune :la racine ش-هـ-ر signifie « être visible, être manifeste ». Un shahr est littéralement le cycle lunaire visible. Ce que cela implique : les douze mois sont douze cycles lunaires — la définition même du terme le confirme.
Sourate Yā-Sīn · 36 : 39–40وَالْقَمَرَ قَدَّرْنَاهُ مَنَازِلَ حَتَّىٰ عَادَ كَالْعُرْجُونِ الْقَدِيمِ ﴿٣٩﴾ لَا الشَّمْسُ يَنبَغِي لَهَا أَن تُدْرِكَ الْقَمَرَ وَلَا اللَّيْلُ سَابِقُ النَّهَارِ ۚ وَكُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُونَ ﴿٤٠﴾Wa-l-qamara qaddarnāhu manāzila ḥattā ʿāda kal-ʿurjūni l-qadīm · lā sh-shamsu yanbaghī lahā an tudrika l-qamara wa-lā l-laylu sābiqu n-nahār · wa-kullun fī falakin yasbaḥūn« La lune, Nous lui avons assigné des étapes jusqu'à ce qu'elle revienne comme un vieux régime de dattes desséché. Ni le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit ne devance le jour — chacun nage dans une orbite. »Analyse :manāzil (étapes, stations lunaires — 28 au total) — la lune a un cycle propre, précis et autonome.Verset 40 : لَا الشَّمْسُ يَنبَغِي لَهَا أَن تُدْرِكَ الْقَمَرَ — le soleil ne peut « rattraper » la lune.La séparation des orbites est affirmée. Ce que cela implique pour le calendrier : lune et soleil sont indépendants dans leurs cycles — ce qui pourrait justifier un calendrier purement lunaire sans obligation de synchronisation.
Sourate At-Tawba · 9 : 37إِنَّمَا النَّسِيءُ زِيَادَةٌ فِي الْكُفْرِInnamā n-nasīʾu ziyādatun fi-l-kufr« En vérité, le nasîʾ n'est qu'un surplus de mécréance. »Analyse :an-nasīʾ (racine ن-س-أ : reporter, décaler) — la condamnation est catégorique.Si l'on lit nasīʾ comme désignant tout ajustement calendaire (intercalation incluse), alors le Coran interdirait toute synchronisation solaire. Cette lecture maximaliste est celle des défenseurs du lunaire pur.
Sourate Yūnus · 10 : 5هُوَ الَّذِي جَعَلَ الشَّمْسَ ضِيَاءً وَالْقَمَرَ نُورًا وَقَدَّرَهُ مَنَازِلَ لِتَعْلَمُوا عَدَدَ السِّنِينَ وَالْحِسَابَHuwa lladhī jaʿala sh-shamsa ḍiyāʾan wa-l-qamara nūran wa-qaddara-hu manāzila li-taʿlamū ʿadada s-sinīna wa-l-ḥisāb« C'est Lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune une lumière, et Il lui a assigné des étapes, afin que vous connaissiez le nombre des années et le calcul. »Analyse critique :Le verset mentionne le soleil (الشَّمْس) et la lune (الْقَمَر) comme instruments du temps, puis attribue à la lune les manāzil.Le terme crucial est السِّنِين (as-sinīn, pluriel de sana س-ن-و). Distinction lexicale fondamentale : le Coran possède deux termes pour l'année — sana سَنَة et ʿām عَام.Les lexicographes classiques (Ibn Fāris dans les Maqāyīs, al-Rāghib dans les Mufradāt) distinguent : sana tend à désigner l'année marquée par un cycle complet incluant les saisons difficiles ; ʿām est plus générique. Le fait que le Coran utilise sinīn (et non aʿwām) dans ce contexte de computation n'est pas anodin.
Sourate Ar-Raḥmān · 55 : 5الشَّمْسُ وَالْقَمَرُ بِحُسْبَانٍAsh-shamsu wa-l-qamaru bi-ḥusbān« Le soleil et la lune [obéissent] à un calcul [précis]. »Analyse :Sujet double (shamsu + qamaru) + prédicat unique (بِحُسْبَانٍ, racine ح-س-ب, forme fuʿlān intensive).La coordination sous un seul terme de calcul est sémantiquement forte : les deux astres participent d'un système unique.Un calendrier qui n'utilise qu'un seul des deux astres ignore la moitié du ḥusbān décrit ici.
Sourate At-Tawba · 9 : 37 — relecture cibléeيُحِلُّونَهُ عَامًا وَيُحَرِّمُونَهُ عَامًا لِّيُوَاطِئُوا عِدَّةَ مَا حَرَّمَ اللَّهُ فَيُحِلُّوا مَا حَرَّمَ اللَّهُYuḥillūnahu ʿāman wa-yuḥarrimūnahu ʿāman li-yuwāṭiʾū ʿiddata mā ḥarrama-llāhu fa-yuḥillū mā ḥarrama-llāh« Ils le déclarent licite une année et illicite une autre,afin de faire concorder le nombre de ce qu'Allah a interdit,et ainsi rendre licite ce qu'Allah a défendu. »Analyse morphologique précise du nasīʾ :Le Coran donne lui-même la définition du nasīʾ dans la suite du verset.Quatre éléments constitutifs sont identifiés :(1) عَامًا … عَامًا : Alternance irrégulière d'une année à l'autre — non un cycle prévisible(2) لِّيُوَاطِئُوا (Form III de و-ط-أ) : Intention frauduleuse de faire coïncider artificiellement(3) فَيُحِلُّوا مَا حَرَّمَ : But explicite = rendre licite l'interdit (violer les mois sacrés)La décision est tribale et arbitraire. (4)Conclusion :le texte coranique définit lui-même le nasīʾ par ses caractères:Irrégularité, fraude, intention de violer le sacré. Il ne le définit pas comme « tout ajustement calendaire ».
Sourate An-Naḥl · 16 : 103لِّسَانُ الَّذِي يُلْحِدُونَ إِلَيْهِ أَعْجَمِيٌّ وَهَٰذَا لِسَانٌ عَرَبِيٌّ مُّبِينٌLisānu lladhī yulḥidūna ilayhi aʿjamiyyun wa-hādhā lisānun ʿarabiyyun mubīn« La langue de celui à qui ils l'attribuent est étrangère, alors que ceci est une langue arabe claire. »Implication :mubīn (racine ب-ي-ن : rendre clair, manifeste) — la clarté est une qualité revendiquée par le Coran pour sa propre langue.Si les noms des mois sont des mots arabes portant des significations saisonnières, la cohérence sémantique de cette langue arabe claire est elle-même un argument textuel indirect contre la dérive calendaire du lunaire pur.
Verset de synthèse — Sourate Ar-Raḥmān · 55 : 5الشَّمْسُ وَالْقَمَرُ بِحُسْبَانٍAsh-shamsu wa-l-qamaru bi-ḥusbān« Le soleil et la lune [obéissent] à un calcul [précis]. »Note : Sujet double · prédicat unique · بِحُسْبَانٍ (forme intensive de ح-س-ب).Le Coran unit les deux astres dans un seul système de calcul.La question est : pourquoi les séparer ?